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Un peu d’histoire....

Buffignécourt eut anciennement des seigneurs de ce nom : Guy vivait en 1209 ; Gérard en 1231 ; Thierry 1250 ; Henri, vers 1270 ; Jacques en 1384. Mathey de Buffignécourt était au siège d’Arras en 1414 et Nicolas de Buffignécourt fut chevalier de Saint-Georges de 1449 à 1516. Le 14 août 1449, Guillaume de Buffignécourt, écuyer, légua à son neveu Guillaume d’Aubonne, mari d’Isabelle de Buffignécourt, sa maison-forte et seigneurie, à charge de relever son nom et ses armes sans y rien changer et de nourrir Jeanne et Alix, ses filles bâtardes. Les d’Aubonne conservèrent la seigneurie jusqu’en 1659, date à laquelle J.B. d’Aubonne la vendit à Jean Racle, seigneur de la Roche. Leur maison a été détruite récemment. Seul a été sauvé un tympan du XVème, déposé par la Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône au musée de Vesoul. Il ne reste rien, non plus, de l’ancien château des premiers seigneurs qui paraît avoir été détruit au XVème siècle par les Lorrains commandés par Georges de la Tremouille-Craon, L’emplacement est tout ce qu’on en montre aujourd’hui. Buffignécourt faisait partie de la terre de l’abbaye de Faverney. Le village est cité parmi ses possessions dans le traité d’association conclu avec la comtesse Alix en 1276. Le 18 août 1287, Hugues de Bourgogne, choisi comme arbitre pour régler le partage de la succession de leurs parents entre ses frères, le comte Othon IV et Jean de Bourgogne, attribua à ce dernier Buffignécourt « et les apendises et finaiges et totes les choses que nostre sire y ehait et tient en ces lieux « (v. Jussey) ». Buffignécourt resta dans la souveraineté du comte. L’abbaye de Faverney y exerçait la totale justice et disent les reconnaissances générales de 1628. « les habitants sont tenus de se rendre à Faverney pour les exécutions de haute justice, ainsi que la veille de l’Ascension à cause du grand nombre de personnes qui y sont rassemblées pour cette occasion ». Toutefois, en vertu probablement de l’arbitrage de 1287 une partie des habitants était justiciable du seigneur d’Amance ; ce droit était appelé justice de la Mairie ou de la Froillotte. A l’abbaye appartenait la nomination du maire. Conformément au droit féodal les seigneurs laïcs avaient les droits de justice dans leurs fiefs, mais seulement basse et moyenne. En 1447, Nicolas de Buffignécourt donna à son frère Vinot la moitié de Buffignécourt et de Venisey. Ainsi que les émoluments afférents le tout mouvant de l’abbaye de Faverney et ainsi lorsqu’en 1628, Jean-Baptiste d’Aubonne voulut empiéter sur les droits de justice de l’abbaye, celui-ci lui signifia qu’elle ne lui reconnaissait que le basse et moyenne justice. En 1512 Jean d’Aubonne reprit le fief pour une partie de la seigneurie de Buffignécourt et Contréglise et en 1515 Nicolas de Frotey pour l’autre moitié et Venisey en 1596, Bonaventure de Jacquelin était propriétaire de cette moitié. En 1677 Jean Aymonnet de Contréglise donna à l’abbaye de Faverney tout ce qui lui appartenait à Buffignécourt.

1789 - Bailliage de Vesoul. Décanat de Faverney.

1790 - District de Jussey- Canton d’Amance

La famille du collectionneur Paul Guillaume est originaire de Buffignécourt.

Paroisse du doyenné de Faverney existant déjà au XIIIéme siècle. En 1250, l’église fut donnée par 1’archevêque de Besançon Guillaume à l’abbaye Saint-Vincent. Il la tenait de Thierry de Buffignécourt qui en avait le patronage par droit héréditaire. Succursale depuis 1807 et desservie aujourd’hui par le curé de Senoncourt. L’église est connue sous le titre de la Nativité de Notre-Dame.

L’église reconstruite en 1728 et agrandie en 1780 de la chapelle qui est à l’opposite de celle dite du château. Celle-ci appartenait à l’ancienne église comme l’indique le style antique qu’elle a conservé (XVème ou XVIéme). Elle est à l’abandon. Subsistent les supports d’ogives portant les armoiries de la famille d’Aubonne. Bâtie sur une éminence, l’église est à une seule nef de trois travées. La chapelle est fermée par une belle grille du XVIIIème. Très belle chaire du XVIIIème que l’on peut attribuer à Boulangier. Retable avec toile représentant la Nativité de la Vierge, XVIIIème. Plusieurs curieuses statues d’art populaire ornent l’église, notamment une vierge de la délivrance avec un ventre proéminent. Devant le maitre-hôtel se trouvaient plusieurs pierres tombales qui ont été recouvertes avec du carrelage.

Devant l’église beau calvaire en fer forgé, décoré de fleurs de lys et portant les instruments de la passion, XVIIIème. Devant la mairie calvaire érigé en 1763.



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